Les-Aeriennes

Les-Aeriennes

Vibration nocturne

Les étoiles se déposent sur le ciel comme une rosée délicate sur un arbre trop grand. Dans le tournoiement du monde je renverse la tête et je respire la nuit dont les feux se déploient comme un chemin d'araignée tissé à même le vent.

 

 

Ô Lune, d'où vient ta clarté ?

 

 

Toi qui veilles encore tandis que les oiseaux dorment ou retiennent leur souffle, de quel espoir es-tu miroir dans ces ténèbres claires où la lueur des mondes esquisse la vibration du rêve ? On dirait comme une carte qu'il faudrait pouvoir lire pour retrouver un chemin qui fait sens mais qui fut perdu - quelque part, mais quand ?

 

Contemplant les fleurs d'espace, je songe au poète qui voyait les atomes danser et pour qui cette danse était Dieu.

 

A la voie lactée mon coeur recueille goutte à goutte le silencieux amour des amis lointains, si présent à la façon des étoiles de cette nuit où se retient toujours, clair et vif, ce qui s'échangeât autrefois, ailleurs ou demain, et dont l'écho de lumière pince la harpe du coeur. 

 

Ô nuit, donne-moi à boire l'instant dans la fraîcheur qui tombe. Je ne suis loin de rien, moi qui suis loin de tout. Dans cette solitude où se recueille tout ce qui s'est donné un jour, du creux des mains j'accueille la rosée du ciel comme la promesse certaine que je ne puis manquer - de rien. 

 

 



03/09/2013
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