Les-Aeriennes

Les-Aeriennes

Fleur

La fleur serait-elle si belle, si elle n'était fragile ?

 

Les fleurs m'émeuvent comme le ciel du matin -

qu'un soleil pâle cisèle en artiste la prairie gelée, 

qu'une digue de feu rejette et disperse au loin les vagues de la nuit,

que le brouillard goulu ait englouti le monde,

qu'importe.

 

Comme le ciel d'entre-deux  marbré de rose, d'orange, étrangement vif de froid ou assourdi l'été,

la fleur est un reflet à portée de caresse,

un repli du temps condensé sur lui-même qui au moment d'éclore

chante déjà disparu

et tremble comme un coeur sous la main qui palpite.

 

Tendue vers le ciel, vers ce nuage qui file,

la fleur est mon rêve donné à la lumière 

dans une grâce folle de papillon

qu'on ne peut pas saisir,qu'il faut laisser,

là, pour qu'il vive,

pour qu'il tremble un peu sous le vent ou dans les rêves d'autrui.

 

Je ne suis où,

dans ce regard qui se laisse aller à caresser

l'existence

et qui murmure comme un parfum, le temps d'à peine,

dans ce si peu presque déjà tout,

où je recueille à fleur de rien 

l'infinie

rosée

de l'amour.

 



15/03/2013
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