Les-Aeriennes

Les-Aeriennes

Mars

Un papillon d'espace frémit sur la branche

de mes pensées

Parfois je souhaiterais être immortelle mais que vouloir de plus qu'aujourd'hui 

 

L'hellébore déplie consciencieusement un pétale

après les grands froids

Je me ressouviens du printemps

et mon cœur se trouble en écoutant l'oiseau qui découvre l'arbuste en fleurs

 

C'est le premier

Près de la rivière gonflée des flots boueux d'hiver

Sous la pluie les arbres ne sont qu'à moi

J'y entends mieux mon cœur

 

Hier ou bien demain

ah quelle merveille

sur le pont sous les gouttes

Ce qui n'est pas amour nous sépare de nous

 

Nulle lassitude

Je passe ma vie de pont en pont

et les arbres d'avant comme l'eau d'après

portent cette même vibration d'être

 

Si peu mériterait d'être grave

après tout



10/03/2018
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